Les douleurs musculaires liées à l’excès de fer
Avez-vous déjà entendu parler de l’hémochromatose. C’est une maladie génétique à l’origine héréditaire qui entraine un excès de fer dans le corps humain. Cet excès de fer est à l’origine de nombreuses douleurs musculaires et articulaires. Il existe des solutions naturelles pour améliorer votre état de santé dans ce cas. Certaines personnes présentent une carence en fer. Là c’est l’inverse qui se produit puisqu’il y a trop de fer dans le sang.
Les symptômes de l’hémochromatose
L’hémochromatose est une maladie particulièrement pénible à vivre au quotidien. Elle entraine de nombreux symptômes liés à la surcharge en fer dans l’organisme. Cette maladie peut survenir en général entre 40 et 50 ans. A noter qu’elle va se déclarer chez les femmes plus tard que chez les hommes. Elle touche environ une personne sur 300. Les premiers symptômes rencontrés sont en général les suivants :
- un état de fatigue généralisé
- des troubles du rythme cardiaque voire une insuffisance cardiaque
- des douleurs articulaires
- une augmentation du volume du foie
- la peau devient plus sombre
- des crampes, des douleurs articulaires et musculaires inflammatoires, notamment au niveau de la main et du dos
- des troubles sexuels : manque de libido et impuissance
Les causes de ce syndrome sont simples. A cause d’une mutation génétique, l’absorption du fer ne se fait pas correctement. Si vous souffrez de ces symptômes, il est temps de consulter votre médecin. Il faut donc être attentif aux éventuels signes annonciateurs de cette pathologie. Un dépistage de prédisposition génétique peut être réalisé à partir de l’âge de 18 ans. L’intérêt sera alors d’adopter une hygiène de vie différente pour prévenir le risque d’apparition des premiers symptômes.
Le diagnostic de l’hémochromatose
Le dépistage est relativement simple puisqu’une prise de sang permet de réaliser un dosage du fer dans l’hémoglobine. On va rechercher le taux de fer sérique mais aussi le taux de ferritine. En mesurant le coefficient de saturation de la transferrine, on va pouvoir détecter une éventuelle augmentation qui est un signe précoce d’apparition de l’hémochromatose. A partir de là, un test génétique est réalisé afin de rechercher une mutation du gène HFE à l’origine de la maladie. Le bilan sanguin est donc l’examen de base à réaliser en première intention. On ne le sait pas assez mais l’hémochromatose est la maladie génétique la plus répandue en Europe.
Cette maladie chronique ne doit pas être prise à la légère car elle entraîne la mort de façon prématurée. En effet, elle peut entrainer des complications sévères car le fer finit immanquablement par dégrader les organes avec le temps. Les patients sont notamment touchés par des maladies du foie comme la cirrhose, le diabète ou le cancer. Il est donc important de se faire dépister au plus tôt en cas de doute afin d’endiguer la progression de la maladie.
L’hémochromatose est caractéristique d’un dysfonctionnement au niveau de l’intestin. L’intestin agit comme une barrière naturelle pour bloquer l’absorption du fer dans le sang. En raison d’une mutation génétique, il ne joue plus pleinement son rôle chez le malade. Il en résulte des taux élevés de fer dans le sang et des dépôts toxiques sur les organes qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur le long terme. Cette surcharge en fer doit être prise très au sérieux et détectée de façon précoce.
Le traitement naturel de l’hémochromatose
Le fer est transporté vers les différents organes du corps humain par la circulation sanguine. En général, l’hémochromatose est traitée au moyen de saignées régulières. En prélevant du sang, on retire des globules rouges chargées en fer et l’organisme va en générer de nouveaux moins chargés, au moins pour un temps. Malheureusement, c’est le seul traitement disponible pour réduire cette surcharge. Les médicaments ne permettent pas à ce jour de traiter l’hémochromatose. La recherche pour de nouveaux traitements est assez avancée mais on attend toujours de voir arriver sur le marché des médicaments efficaces et sans effets secondaires pour prendre en charge la maladie.
Mais il est aussi possible de prévenir voire ralentir la progression de la maladie en adoptant quelques habitudes :
- réduire votre consommation de viande rouge, riche en fer,
- boire du thé qui a un impact positif sur le métabolisme du fer,
- ne pas prendre de vitamine C,
- adopter une alimentation pauvre en fer avec des protéines végétales et des aliments riches en fibres.
Toutes ces mesures vous aideront à réduire le taux de fer dans la sang. On le sait maintenant, trop de fer n’est pas bon pour l’organisme. Si vous faites partie des personnes atteintes, vous devrez faire des analyses de sang de façon régulière pour suivre l’évolution de la situation.
Ne pas confondre avec l’anémie
L’anémie est une autre maladie qui touche de nombreuses personnes. Mais au lieu d’avoir trop de fer dans le sang, le patient anémié en manque. Cette carence en fer est souvent liée à une mauvaise alimentation. Il en résulte une baisse du taux d’hémoglobine dans le sang.
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2 réflexions sur « Les douleurs musculaires liées à l’excès de fer »
Merci pour vos conseil..Plus très jeune je viens d’être dépisté avec un taux de 528ug/l…J’ai beaucoup d’autres problèmes et le moral en berne,
Cordialement
Merci pour cet article très utile sur les douleurs musculaires liées à un excès de fer dans le sang. En tant que personne directement concernée par l’hémochromatose et l’impact d’une surcharge en fer sur mon organisme, j’ai trouvé pertinent d’apprendre comment l’accumulation de fer peut affecter non seulement les organes mais aussi les tissus musculaires et articulaires. L’excès de fer est bien connu pour provoquer fatigue, douleurs dans les muscles ou les articulations ainsi que faiblesse, souvent avant même que le diagnostic officiel ne soit posé par des analyses de ferritine et de saturation de la transferrine.
Au‑delà des explications médicales et des diagnostics (dosage de la ferritine, tests génétiques, etc.), j’ai aussi réfléchi à mon approche nutritionnelle et à mes compléments alimentaires dans le cadre de la gestion de mon hémochromatose. Par exemple, éviter les suppléments contenant du fer ou de fortes doses de vitamine C qui favorisent l’absorption du fer, et discuter avec mon médecin de compléments alimentaires neutres ou adaptés qui n’augmentent pas l’absorption du fer tout en soutenant la fonction musculaire et la santé globale, m’a aidé à compléter mon plan de prise en charge. Cela inclut parfois des antioxydants ou des nutriments qui peuvent moduler l’absorption du fer ou aider à réduire l’inflammation musculaire dans une stratégie globale de santé.
Intégrer une réflexion sur l’alimentation, les compléments alimentaires adaptés et le suivi médical (analyses régulières, dépistage de la surcharge en fer) m’a permis de mieux comprendre et gérer mes douleurs musculaires liées à l’excès de fer, en complément des conseils nutritionnels et des traitements médicaux traditionnels.