La cohorte Constances

La cohorte Constances

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon expérience avec la cohorte Constances. Il s’agit d’un grand projet lancé par la sécurité sociale en 2018. Le but est de faire subir des examens à un grand nombre de personnes. Ceci permet d’en retirer des statistiques intéressantes et ensuite de mettre en œuvre des actions pour améliorer la santé de la population. J’ai reçu un courrier il y a quelques semaines me proposant de participer à la cohorte Constances. Le seul engagement que je doive prendre, c’est de faire quelques examens tous les 5 ans. Cet aspect du suivi est très important car cela leur permet de mesurer l’évolution de la situation de façon globale.

Avant le jour de l’examen

J’ai reçu à domicile plusieurs questionnaires à remplir. Au début, j’étais un peu affolée car il y a vraiment beaucoup de pages avec de très nombreuses questions. Finalement, cela ne m’a pris qu’une demi-heure pour tout faire. Rassurez-vous, il y aura encore d’autres questionnaires à remplir le jour de l’examen.

Le jour de l’examen

Le rendez-vous était fixé à 08h30. Après avoir lu sur Internet que la salle d’attente était souvent blindée, je décide de me rendre à l’examen pour 08h10. Quelle bonne idée! J’arrive, je passe tout de suite un premier entretien où l’on me pose quelques questions. On prend ma carte vitale et ma carte d’identité. Ensuite, direction la prise de sang. Là, l’infirmière me prélève 4 tubes de sang. Elle fait cela toute la journée donc je n’ai pas eu mal. Elle me demande si je suis d’accord pour que mes prélèvements sanguins et urinaires soient collectés dans la Biobanque. J’accepte! Après tout, si je peux faire avancer la recherche un jour…

La Biobanque est une grande banque où sont stockées des prélèvements sanguins et urinaires réalisés sur des personnes. Ensuite, les chercheurs peuvent venir piocher dedans pour aider leur travail de recherche, notamment sur la génétique. Les prélèvements sont conservés pendant des décennies. Cela a l’air d’être assez encadré au niveau légal afin que les échantillons ne soient pas utilisés pour d’autres usages que ceux pour lesquels le consentement initial a été donné.

Après le prélèvement sanguin, c’est le moment du prélèvement d’urine. Il faut être à jeun avant ces deux prélèvements pour ne pas fausser les résultats.

Ensuite, direction le rendez-vous avec le dentiste. Là, c’est assez rapide comme je n’ai pas trop de problèmes dentaires. Il regarde vite fait si tout va bien. Comme j’avais fait un bilan quelques semaines avant chez le dentiste, il n’y avait aucun problème.

Après, je passe un certain nombre de tests avec une infirmière. Cela commence par la vue de près et de loin. Puis l’ouïe avec un casque où l’on entend des sons très lointains. Elle me pèse et me mesure. Ensuite, j’ai le droit à un électrocardiogramme. Et enfin, un test de souffle où il faut souffler dans un tube. Là j’ai eu plus de mal sur ce dernier test. Il faut souffler longtemps et je n’y arrivais pas donc le test a raté.

Après quelques minutes dans la salle d’attente, le médecin vient me chercher pour l’entretien final. Il me pose quelques questions sur mes antécédents médicaux, m’ausculte rapidement et c’est fini. Bilan des opérations : 2 prélèvements et 3 RDVs en moins de deux heures. Autant dire que ce fut plus rapide que prévu. Je pensais y passer la matinée mais à 10h00, j’étais sorti.

En repartant, la salle d’attente est pleine. Ceux qui viennent d’arriver vont probablement passer plus de temps que moi sur place.

Après l’examen

Une dizaine de jours après l’examen, j’ai reçu tous les résultats. Certains m’avaient déjà été donnés oralement sur place. Aucune mauvaise surprise à déplorer, juste des choses à surveiller…

Au final, je suis satisfaite de m’être engagée dans la cohorte Constances. C’est entièrement gratuit. Il faut juste donner un peu de son temps. C’est une mécanique bien organisée. Le centre d’examen est propre. Le personnel semble compétent. C’est l’occasion de faire un check-up complet que l’on ne prend jamais le temps de faire autrement. Si en plus, cela peut aider la recherche, alors c’est formidable!

J’encourage donc tous les volontaires tirés au sort à participer à cette grande aventure. Si vous n’êtes pas tiré au sort mais que vous résidez dans les départements où se trouvent les centres, vous pouvez poser votre candidature qui sera potentiellement acceptée si vous répondez aux critères d’inclusion dans l’étude. En tout cas, c’est une excellente initiative de l’Assurance Maladie. Plus de 200.000 personnes sont engagées dans ce projet, alors pourquoi pas vous?

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